La saga Alien

Pour ouvrir mon nouveau blog (adieu overblog et bonjour le travail que j’ai à faire pour retrouver mon référencement), je vous propose de (re)lire mon article sur la saga culte Alien, que j’ai un peu actualisé. Rassurez vous, vous n’allez pas vous refarcir tous mes articles un à un! j’en garderais quelques uns cependant.

Je me devais de commencer par un article sur une des sagas que j’aime le plus et qui m’a le plus marquée: celle des Aliens.

La particularité de cette filmographie qui est savant mélange de science-fiction et d’horreur, c’est d’abord quatre réalisateurs au style marqué et complètement différent les uns des autres: Ridley Scott (frère de Tony Scott) pour Alien (1979), James Cameron pour Aliens (1986), David Fincher pour Alien 3 (1992) et Jean Pierre Jeunet pour Alien la résurrection (1997).
L’autre particularité de cette saga, c’est que le personnage principal Ripley, évolue au fil des films, de même que différentes « espèces » d’alien sont montrées (l’alien chassant seul, les aliens en meute, l’alien croisé avec un chien, et une nouvelle génération d’aliens).
Chaque épisode se passe dans un futur présent en quelque sorte, c’est-à-dire que les films se passent dans l’année de leur sortie mais ne ressemble en rien à notre époque.
H.R Giger a créé la créature de l’alien; il a notamment dessiné le pied de micro de Jonathan Davis, le chanteur de Korn.

« Dans l’espace personne ne vous entend crier ». Qui ne se rappelle pas de ce slogan accrocheur, annonçant de l’horreur tout en restant mystérieux? L’affiche se charge de faire durer le suspens en montrant un oeuf étrange.

Ridley Scott réalise son 2e film avec Alien, et c’est avec ce film qu’il acquis une reconnaissance, Les duellistes n’ayant pas retenu l’attention. Alien dégage une atmosphère assez étouffante, les personnages sont principalement dans un immense vaisseau et n’ont finalement pas beaucoup de possibilités, ni d’armes pour se défendre (à part un lance flamme). D’ailleurs Dallas essaye de s’en servir dans les conduits d’aération, là ou l’alien se cache. Le sentiment d’étouffement se fait sentir au plus au point dans cette scène.

affiche d’Alien

Tout est très sombre et une des réussites de ce film, est le fait que le vaisseau ressemble parfois aux formes de l’alien sans qu’on y prenne forcément garde, ce qui fait que celui-ci se fond parfaitement dans le décor et une ambiance effrayante s’installer au fur et à mesure sans que le spectateur le note. La scène culte du film est bien évidemment celle où l’alien explose le corps de Kane, joué par John Hurt.

Le plus grand mystère de la saga Alien reste dans ce premier film. En effet, au début du film, trois des huit personnages du film explorent la planète LV4-26 sur ordre. Et c’est ici qu’ils découvrent les oeufs d’alien qui contiennent des parasites dont le but est de pondre un oeuf dans le corps d’un être vivant pour « donner naissance » à un alien. Dans cette scène, on découvre d’abord un vaisseau, puis à l’intérieur un immense être fossilisé avec apparemment, des traces d’os cassés, explosés (ce qui renvoit à la « naissance » d’un alien, qui explose la cage thoracique pour sortir). On en apprend pas plus, comme on en apprend pas plus sur l’origine des oeufs (à part qu’ils sont pondus par une reine). Et aucun autre film ne répondra à ces questions.
Pour des question principalement de moyens (techniques et financiers), on ne distingue pas vraiment l’alien. Ce qui donne une tension particulière au film.

Le seul reproche que j’aurais à faire, c’est que le film démarre un peu lentement.
Dans ce film, Ripley (Sigourney Weaver une inconnue, elle a d’ailleurs failli de pas avoir le rôle) est jeune mais sait déjà se faire respecter, elle a un caractère fort. Elle découvre l’alien, comme les autres, et ne baisse pas les bras face à cette créature.

Les + :                                            Les – : – un peu lent

– l’atmosphère glauque       
– l’alien
– les scènes d’attaque de l’alien
– le final
– la « naissance » de l’alien

affiche d’Alien 2

Aliens le retour , est totalement différent de Alien. James Cameron réalise son 2e film et a une sorte de carte blanche après le succès colossal de Terminator. C’est dans un contexte militaire, entourée de GI que Ripley retourne sur la planète LV4-26. Dans ce film, James Cameron a décidé d’exploré l’espace pour en faire un véritable terrain de guerre. C’est totalement un film SF, proche de l’ambiance de Terminator finalement.

Contrairement au précédent film où l’alien se fond dans le décor, ici, les aliens sont nombreux et ne se cachent pas. L’équipage livre un véritable combat acharné contre les aliens. Les scènes d’actions sont particulièrement efficaces à mon sens, il n’y en a ni trop, ni pas assez. Mais le côté G.I américain peut énerver. Le personnage de Ripley garde sa détermination mais ce film montre son côté maternel avec Newt, une petite fille perdue et orpheline sur la planète. Ripley est particulièrement admirative de la force dont la petite fille fait preuve, elles se ressemblent finalement.

On découvre que les oeufs sont pondus par une reine, tout simplement, une créature gigantesque. « Ne la touche pas sale pute! » est culte ;). Cela a le mérite d’explique un peu plus l’origine des créatures. L’ambiance est plus glauque que sombre: le nid, les personnages collés au mur par les aliens, les égoûts, les conduits où vit la petite sont autant d’éléments qui le confirment. Le tout est quand même ponctué d’humour, notamment grâce au personnage joué par l’ami de James Cameron, Bill Paxton.

C’est le film le moins posé, qui pousse peu la réflexion, le but est de vraiment filmer une guerre sans merci. Deux clans qui se battent pour leur survie. Un thème évoqué déjà dans Terminator. Il faut noter que le film a été nominé 7 fois aux oscars en 1987 (meilleure actrice, direction artistique, montage, son, musique, mixage, effets visuels) et en a remporté 2 : mixage et effets visuels). A quand un César des meilleurs effets spéciaux?

Les + :                                     Les – : -?

– l’évolution de Ripley    
– les scènes d’action
– le final
– les seconds rôles
-l’humour


affiche d’Alien 3

Alien 3 est sûrement le film de la quadrilogie qui s’est déroulé le plus dans le chaos. En effet, David Fincher a eu beaucoup de désaccords avec la FOX concernant le script, ce qui fait que le film a évolué au fur et à mesure de son tournage…A tel point qu’il y a même deux versions du films qui sont disponibles dans le coffret collector. Une où l’alien sort d’une vache et il y a une intrigue développée sur les prisonniers de la planète FURY 161 et notamment sur un des prisonniers, devenu totalement en admiration pour l’alien. Dans la version officiellement présentée au cinéma, c’est d’un chien que l’alien sort et une partie de l’intrigue avec les prisonniers est changée.L’intrigue du film se base sur le fait que les personnages doivent affronter l’alien sans armes, ce qui complique forcément la tâche. On aborde un affrontement avec un alien avec encore moins de moyens que dans le 1er film, ce qui attise notre curiosité.

David Fincher réalise ici son premier film et en sortira meurtri à tel point qu’il renie le film de sa filmographie.  James Cameron déteste le film, profondément vexé que les personnages qu’il avait crées soient supprimés. `
Le film a été nominé aux Oscars pour meilleurs effets spéciaux. J’avoue que c’est pas forcément dans cette catégorie que je l’aurais nominé…

Alien 3 est réussi, encore une fois d’une façon différente des autres films. Ici, l’ambiance est à la fois glauque et sombre, de par son éclairage particulier, des vermines qui obligent les occupants à se raser partout, le fait que la planète soit oubliée de tous. L’alien se déplace différemment, il grimpe au plafond, court à quatre pattes, ce qui renvoie au fait que l’alien est différent selon de quel être vivant il sort. La caméra se met parfois à la place de l’alien ce qui donne une dynamique particulière au film. Pour une fois le spectateur est mis à la place du prédateur, et l’on peut apprécier sa vitesse.
Les personnages secondaires sont attachants. On sait que ce sont des prisonniers qui ont commis des actes odieux, et par conséquent Ripley ne peut leur faire vraiment confiance, malgré leur alliance. Elle se retrouve plongée dans un monde d’hommes hostiles à la femme, l’alien étant hostile à l’homme mais pas à Ripley pour des raisons particulières, tous ces protagonistes se retrouvent au coeur d’une situation ambigue.
Sigourney Weaver montre une facette tendre du personnage de Ripley mais tout en retenue.
Le final réussi promettait la fin de la série sur une trilogie mais c’était sans compter sur la FOX…


Les + :                     Les – : – effets numériques vieillissants

– le scénario
– le final
– ambiance glauque

affiche d’Alien 4



Alien la résurrection est à mon sens, le film de la filmographie Alien le plus à part. Jean Pierre Jeunet étant un réalisateur à part. Noire, glauque, la réalisation de Jean Pierre Jeunet provoque forcément une réaction, positive ou négative. Après Délicatessen (1991) et La cité des enfants perdus (1994) qu’il a co réalisé avec Marc Caro, il est engagé pour réaliser son 1er film aux Etats Unis, ne parlant pas un mot d’anglais. Comme ses précédents films, celui-ci est particulièrement noir, et plus gore que les 3 précédents films. Ce 4e film se passe plusieurs centaines d’années après Alien 3. La réalisation est plus dynamique que les autres films je dirais, le fait qu’il n’ait qu’une dizaine d’années joue peut être. L’image est plutôt verte, ce qui apporte une originalité dans la mise en scène et se marie bien avec le thème Alien. La scène sous l’eau est particulièrement intéressante, car novatrice dans la série. Elle apporte une double tension: le fait que les protagonistes doivent survivre sous l’eau, et bien sûr la menace des aliens qui se manifestent rapidement. Le spectateur n’est pas au bout de ses peines quand il constate avec effaremment (tout comme les personnages) qu’ils sont piégés, contraints de se retrouver au milieu d’un nid.

Cette fois, il y a deux stars, Sigourney Weaver et Winona Ryder qui joue le rôle d’un androïde voulant sauver l’humanité, ce qui mine de rien, participe à mettre ce 4e volet à part. Bon évidemment, j’ai toujours eu du mal à comprendre comment on pouvait se donner tant de mal pour protéger un robot, quand des humains se font manger par des aliens, m’enfin quand l’androïde ressemble à Winona Ryder ça change tout.

Ripley, est quasiment un autre personnage dans ce film. Ayant des gènes d’alien, son comportement est mi animal, mi humain. C’est finalement une bonne façon de finir le personnage de cette façon. Après avoir tant lutté contre les aliens, elle finit par être un peu l’un d’entre eux. Jeunet s’en donne à coeur joie dans son envie de raconter des contes en créant un personnage mi alien, mi humain qui renforce cette atmosphère décalée par rapport aux 3 autres films. Cette créature est vraiment étrange et crée un lien un peu malsain avec Ripley.

Une fois que l’action a commencée, elle n’arrête pas, sans fatiguer en en mettant plein la vue. Il y a des « pauses » comme la découverte d’un homme enlevé, drogué, dans le but qu’une araignée lui ponde un alien dans la gorge. Scène très amusante d’ailleurs, car Jeunet amorce progressivement l’annonce qui lui sera faite. Chacun préfère débattre et éviter de répondre à sa question; sur ce qu’il a dans le ventre…Annonce qui sera finalement finement faite par Ripley. Un bon rythme dans un film SF ne se limite pas à l’action bien dosée et maîtrisée, mais également à la qualité des dialogues et de l’explication de l’intrigue.

Le film évoque clairement la traite de l’humain comme emballage en quelque sorte. Finalement, c’était dèjà le cas quand dans Alien, quand la Compagnie envoyait l’équipage sur LV4-26 pour ramener des aliens. Le film évoque bien sûr le clonage. La confrontation de Ripley face à des doubles d’elle même est saisissante. Pour la 2ème fois (après la mort de Newt) on voit Ripley dévastée, perdue, vulnérable. Pour de l’argent, rien de plus facile que d’utiliser la vie humaine comme bon vous semble, en la supprimant ou en la multipliant.

C’est le français Pitof qui s’est occupé des effets spéciaux. À noter que la scène où Ripley lance le ballon de dos et marque un panier n’est pas truquée. En fait, Sigourney Weaver tenait à le faire elle même et Jeune finit par la convaincre qu’étant très difficile de réaliser cet exploit, un trucage s’imposait. Elle lança donc le ballon pour qu’une machine attire ensuite le ballon dans le panier…et en fait pas besoin, elle avait réussi!

Les + :                                     Les – :
                                                – l’alien mi humain

– les aliens                            – Ripley « s’accouplant » avec la reine
– la scène sous l’eau
– les scènes d’action
– le scénario

La Compagnie, employeurs de Ripley sauf dans le dernier film, est évoquée cependant dans les 4 films. Cette compagnie est décrite comme cupide, ne se souciant pas de la vie humaine et plaçant les aliens en priorité. En effet, elle veut exploiter les possibilités que l’alien peut leur donner, et profiter des retombées économiques. On ne sait pas vraiment ce qu’ils veulent en tirer exactement mais dans Alien 3, il est question de fabrication de médicaments. Il est intéressant de voir que malgré le fait que ces films sont de la SF, la compagnie représente les nombreuses entreprises de notre quotidien pour qui le profit est le plus important.
A noter que dans chaque film, au sein de l’équipe, il y a un représentant de la compagnie, discret ou pas pour défendre son intérêt. Dans le premier alien, quand on découvre qu’Ash, l’officier scientifique est en fait un robot, on découvre aussi qu’il a été missioné par la compagnie pour s’assurer que l’alien soit ramené. Le personnage d’Ash est d’ailleurs en totale admiration devant l’alien, dû à la Compagnie et sa mission, où ses études sur le sujet l’ont tout simplement passioné?
Dans Aliens, Burk est clairement identifié comme un membre de la compagnie, mais s’avère peu scrupuleux, n’hésitant pas à vouloir tuer la fillette et Ripley pour parvenir à ses fins. Dans le 3e film, une partie de la compagnie se déplace carrément sur la planète pour récupérer Ripley qui, « enceinte » d’un alien représente un véritable trésor.
Enfin dans Alien la résurrection, la Compagnie n’existe plus, mais d’autres ont pris le relai et n’ont aucun problème à engager des pirates de l’espace pour enlever des gens à qui l’on servira des oeufs d’aliens. Les principaux représentants de cette compagnie sont ceux qui ont « ressuscité » Ripley.  Et oui, nous avons tous dans notre vie quotidienne, de ferveurs représentants de la compagnie.
La notion du feu revient également souvent. Dans le 1er, les protagonistes n’ont qu’un lance flamme comme arme, Dallas essaiera d’ailleurs de s’en servir contre l’alien. Puis c’est Parker qui s’en servira pour finir de détruire Ash, l’androïde. Dans Aliens, Ripley se sert du lance flamme pour détruire le nid de la reine. Dans le film de David Fincher, Ripley dit à ses compagnons que l’alien n’a peur que du feu et à la fin du film, elle se suicide en tombant dans le grand four. Il y a cette idée de réduire à néant, en cendre, des éléments que les personnages veulent effacer de leur vie, de leur mémoire; comme l’androïde traître, les oeufs, la reine qui est l’orgine, la cause du cauchemar où encore essayer de tuer le dernier alien pour éviter d’autres morts.

Et maintenant…?
A l’heure des remakes et des prequels en tout genre, où en est la saga alien? 13 ans après le dernier alien, et après plusieurs rebondissements,  Prometheus est sorti en mai 2012. Pre quel d’Alien, le film est détesté par certains (incohérences, etc..), aimé par d’autres (souvent principalement pour l’esthétique du film). En tout cas, on ne peut pas dire que le film a été plébiscité.

La saga Alien est l’une des meilleures sagas de science-fiction du cinéma, sinon la meilleure pour moi. Là où beaucoup de sagas se finissent avec de mauvais films, celle-ci est toujours au top et surtout est portée par 4 réalisateurs différents, ayant leur propre style. Et ça se ressent.

Publicités

5 commentaires Ajouter un commentaire

  1. J’ai beaucoup aimé ton article sur la saga Alien qui est une très bonne référence en matière de film d’extraterrestre.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s