Wolf Creek

Voici un des films d’horreur qui fait parti,selon moi, des meilleurs. Wolf Creek est le 1er long métrage de Greg Mc Lean et bien que sorti en 2006; il a été produit en 2004. Au casting, on trouve Josh Jarratt, Cassandra Magrath, Nathan Phillips et Kestie Morassi.
A priori inspiré de faits réels (comme beaucoup de film de genre), le film raconte l’histoire de 3 jeunes qui partent à la découverte de l’Australie, (et notamment du cratère Wolf Creek). Leur voiture tombant en panne, c’est un gentil monsieur qui vient les aider et les amène chez lui, afin de la réparer. Il s’avère en fait, que le gentil monsieur n’est pas si gentil que ça.
(L’affiche utilisée en France m’énerve, on y montre un croc qui renvoie à « wolf » alors que malgré son titre, Wolf Creek n’a rien à voir avec un quelconque loup. Du coup j’ai mis un affiche qui correspond plus à la réalité).

Que des acteurs inconnus pour ce Wolf Creek, qui ont peu tourné auparavant. Le seul point commun est entre Kestie Morassi et Nathan Phillips qui ont joué tous deux dans la série Grand Galop (je suis sûre que l’âme des petites filles devenues grandes, se réveilleront en lisant ces lignes). Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences, car leurs prestations sont convaincantes. Josh Jarratt qui joue le rôle du bourreau est particulièrement saisissant. Dans la 1ère partie du film, il rentre parfaitement dans le rôle du gars de la campagne un peu spécial; on a tendance à se méfier, mais en même temps, on a envie de ne pas se limiter à cette différence. C’est d’ailleurs le cas des protagonistes, qui sont à la fois sur leurs gardes, mais en même temps, polis et ouverts. Dans la 2e partie, le tortionnaire se révèle extrêmement menaçant, ne faisant aucune concession, étant sadique au possible. Josh Jarratt interprète un bon bourreau qui savoure ses actes (comme par exemple, quand il fait gronder sa voiture, avant de la lancer contre la pauvre Kristy, à bord d’une voiture qui se traîne).

Wolf Creek est clairement divisé en 2 parties. Une qui propose une parfaite démonstration des paysages splendides de l’Australie en compagnie de jeunes gens avec qui on pourrait partir en vacances. Une ambiance carte postale qui met à l’aise. On en oublie même qu’on regarde un film d’horreur. Il n’y a aucune allusion inquiétante, qui éveille le moindre soupçon. Cela est renforçé par le fait que la réalisation est proche d’un documentaire, assez sobre.
Les doutes commencent à venir juste avant que le bourreau arrive (les montres qui ne marchent plus, la voiture qui est en panne, l’obscurité qui arrive…). L’arrivée du « gentil » monsieur confirme les doutes mais, son attitude fait qu’on relâche plus ou moins notre attention tout en se rendant compte rapidement que nos héros vont avoir de gros soucis.

La 2ème partie est donc leur calvaire, qui débute d’une manière inattendue et assez originale. Liz, l’une des héroïnes, se réveille. Gros plan sur ses yeux, puis la caméra fait un plan d’ensemble d’un seul coup, qui nous montre la jeune fille ligotée. N’ayant vu aucun complot en préparation, aucune agression, le spectateur est un peu surpris et se demande ce qu’il va se passer.
Et à partir de ce moment là, la tension ne retombera plus jamais. Entre affrontements et course poursuites, le tueur ne lâchera pas prise. Sans relâche, il piste la blondinette qui a cru pouvoir trouver du réconfort auprès d’un petit vieux qui passait par là. On commençait à être soulagés pour elle, on est finalement angoisser de savoir comment elle va finir…Cette affrontement, en plein jour, sur une route déserte, est très bien ficelée. Kristie affronte deux ennemis, le désert et le tueur.

L’originalité et peut être le défaut de Wolf Creek, c’est le fait que le personnage de Ben, qui bien sûr souffre beaucoup, mais qui ne fera pas parti du combat. Il se réveille, arrive à se libérer (douloureusement) et tente sa chance de survie dans le désert. Je suis assez partagée sur cette fin, qui bâcle un peu le film.

L’autre ennemi des personnages (et pas des moindres), c’est le désert. Sans voiture, avec aucun signe de civilisation autour, les jeunes femmes sont obligées de risquer leur vie encore et encore pour récupérer des clés, ou une voiture. Le désert s’avère être un tueur autant redoutable, car blessées et sans ressources, les pauvres héroïnes sont condamnées presque aussi rapidement qu’en étant en face de leur bourreau. Cela donne un petit côté survival bien appréciable.

Le film se base soi disant sur des faits réels. Apparemment il serait plutôt un mélange d’actes de serial killers australiens. Le début tente d’effrayer le spectateur en évoquant le fait qu’environ 10% des personnes qui disparaissent, ne sont jamais retrouvées, ni revues. La marque « inspiré de faits réels » ne touche plus, argument usé et abusé.
C’est un bon film d’horreur survival qui mérite le détour, car malgré un scénario peu original, le film est très efficace, bénéficiant d’un décor splendide et d’un suspens bien mené.

On parle d’une suite, tournage prévu en février 2012, et toujours réalisée par Greg McLean.

Bonus:

Bande annonce:

Interview des actrices Cassandra Magrath et Kestie Morassi (en anglais)

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