Les sous genre de films d’horreur

On l’oublie parfois mais, le cinéma de genre regroupe en fait plusieurs genres de cinéma. C’est un genre de cinéma profondément riche (à défaut de pouvoir trouver des films qui renouvellent vraiment le genre maintenant, on peut trouver des pépites quand même). Je vous propose donc une petite liste de catégories de films pour y voir plus clair, qui n’a rien de définitif!

Le slasher

Sans doute le plus connu, le plus visionné pendant longtemps, il connaît un essoufflement ces derniers mois, voire ces dernières années.
Le slasher est un genre de cinéma d’horreur, mettant en scène un tueur (le plus souvent un serial killer), qui poursuit (et tue à coup d’objets tranchants) un groupe de personnes, le plus souvent d’amis. Généralement, on ne voit jamais son visage tout le long du film, et on en découvre plus sur lui ou sur sa vie, à la fin du film, quand le héros se retrouve face à un ultime affrontement.

Beaucoup pensent qu’Halloween de John Carpenter (1978) a été le point de départ du slasher, mais il a commencé à vivre avec Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper (1974). Inspiré d’une histoire vraie, le tueur appelé Leatherface, s’en prend à une bande de jeunes, malheureusement pour eux, perdus au fin fond du Texas. Malsain (la scène du repas reste culte), violent (pour l’époque,on est d’accord), le film a profondément choqué, il est resté censuré et interdit dans de nombreux pays durant plusieurs années, l’heure n’était donc pas à analyser le genre en lui même du film. L’histoire se poursuit avec Black Christmas (1974) de Bob Clark. Je n’ai vu que le remake de 2006, réalisé par Glen Morgan (réalisateur de Destination Finale 3, 2006), que je trouve déjà bien barré, bien que parfois convenu, j’imagine que l’original doit apporter un plus avec son côté old school. Black Christmas raconte le calvaire d’une communauté de « soeurs » à l’université, fêtant Noël en étant harcelées et poursuivies par un tueur. A sa sortie, Black Christmas passe inaperçu.
L’apogée vient donc avec Halloween de John Carpenter (1978). Mickaël Myers est désormais l’un des serial killer les plus célèbre. Il faut dire que le personnage est plutôt fascinant. Petit garçon, il tue sa soeur à coups de couteaux et fût enfermé à l’asile durant plusieurs années. Un jour, il s’échappe, et revient dans sa petite ville, Haddonfield, pour retrouver notamment sa demi soeur, jouée par l’inconnue à l’époque, Jamie Lee Curtis. Evidemment, ceux qui le croiseront malheureusement, auront affaire à sa cruauté sans limites. Mikaël Myers est tueur froid, avançant lentement, le visage caché par un masque blanc, doué d’une force surhumaine et pour le grand bonheur des producteurs, invincible. Tourné en 20 jours avec un budget de 325 000 dollars, le film est un énorme succès, déchaînant les passions. La suite on la connait, pas moins de 9 films verront le jour dont un excellent remake/prequel réalisé par Rob Zombie en 2007. Une version 3D doit sortir en octobre 2012, réalisé par Patrick Lussier. Ca n’a pas l’air bon mais depuis le temps que je veux voir un film d’horreur en 3D, ça sera sans doute l’occasion.

Toujours est-il que le genre est lancé et la série des Vendredi 13 aussi, ainsi que d’autres films moyens comme Prom Night de Paul Lynch (1980), The Burning (1981) de Tony Maylam…Le genre se renouvelle avec Les griffes de la nuit, de Wes Craven (1984), mettant en scène Freddy, tueur défiguré qui tue des adolescents dans leur sommeil. Mêlant rêve et réalité, le film se révèle efficace. Là encore, 7 suites verront le jour, dont un mauvais remake sorti en 2010, réalisé par Samuel Bayer.

De mauvais films se succédant, le public se lasse et le slasher tombe. Il faudra attendre le sang neuf de Scream (1996) de Wes Craven qui bouscule le genre slasher en utilisant (et en se moquant) des films existants, et redonnera vie au genre. Craven avait déjà donné un coup de peps au slasher avec Les griffes de la nuit. Là encore, 3 films suivront, tous réalisés par Wes Craven. Du coup, on aura droit à la série des Souviens toi l’été dernier, dont le 1er qui se regarde bien, est réalisé par Jim Gillespie (1997), le potable Urban Legend de Jamie Blanks (1998), le mauvais Mortelle St Valentin (2001) toujours de Jamie Blanks. Des perles sortent parfois comme Wolf Creek de Greg McLean (2005).

Peu de slasher en France, Lionel Delplanque a bien tenté en 1998 avec Promenons nous dans les bois mais le résultat est une catastrophe. Alexandre Aja a réussi le pari avec Haute Tension en (2003). Récemment Alexandre Bustillo et Julien Maury s’y sont essayé avec Aux yeux des vivants (2014), résultat honorable bien que modeste.

Il faut l’avouer, le slasher a rarement un grand intérêt. On ne demande pas grand chose à un bon slasher, simplement de nous surprendre et nous tenir en haleine, et c’est de moins en moins facile. Le slasher traverse une période creuse, remplacé par d’autres sous genre. Sans doute qu’il reconnaîtra un âge d’or mais cette fois, ça ne sera pas Wes Craven qui en sera à l’origine.

Les rapes and revenges/Les survivals

Je les mets dans le même sac parce que même si les intentions de départ des personnages ne sont pas forcément les mêmes, le résultat est globalement identique.
Un rape and revenge/ survival se définit comme un film où les personnages se retrouvent dans une situation extrême, qui les poussent généralement soit à tuer, ou à se dépasser.

Le 1er selon moi dans le genre, serait La dernière maison sur la gauche de (encore) Wes Craven (1972). Le film raconte l’histoire de deux jeunes filles qui se font kidnappées par une bande de malfrats et qui subiront sévices sur sévices. Après les avoir tuées, ils se rendent dans une maison et ne se doutent pas que les parents de l’une d’elles y habitent. Comprenant que leur fille a été tuée, ils feront à leur tour subir un véritable calvaire aux meurtriers des jeune filles (veuillez cliquer ici pour lire un article sur le film, écrit par une personne qui ne comprend pas grand chose au cinéma d’horreur). Il va sans dire qu’à l’époque, la dernière maison sur la gauche créé un véritable scandale et ne sera par exemple jamais diffusé en 30 ans en Grande Bretagne.
De la même époque, notons l’excellent Délivrance de John Boorman, qui met en scène 4 amis qui partent en canoë et qui se retrouvent aux mains de personnes violentes, et devront se défendre…
En 1978 sort Day of the woman de Meir Zarchi, racontant le viol et la torture de Jennifer par des hommes qui la laisseront pour morte. Malheureusement pour eux, elle prépare sa revanche et se donne à coeur joie de mettre à exécution ses plans.

Plus récemment, il y a l’excellent Eden Lake de James Watkins (2008), The Descent de Neil Marshall (2005), les français et très bons Vertige d’Abel Ferry (2009), Calvaire de Fabrice Welz (2004), La traque d’Antoine Blossier (2010) ou encore A l’intérieur de Julien Maury et Alexandre Bustillo (2007). Même s’il ne bascule pas dans la traque et l’horreur, A vif de Neil Jordan (2007) fait partie de la catégorie revenge. On peut relever également le passable Ils (2005) de Xavier Palud, et Motel (2007) de Nimrod Antal qui s’avère excellent.
La Colline a des yeux de Wes Craven (1977) parle d’une famille qui, après avoir été les victimes de personnes ayant subi des rayons radioactifs, cherche à se venger. Le remake réalisé par notre français Alexandre Aja en 2006, dépasse pour moi l’original, tant il est rare de sentir une telle tension, mêlée à un grand désespoir.
Le grandiose Martyrs de Pascal Laugier (2008) fait figure d’exception dans le genre. Une femme ayant été kidnappée enfant, revient vers ses bourreaux pour les tuer. Aidée par une amie, elles se retrouvent au sein d’une maison où des gens sont régulièrement torturés. Une tension permanente est instaurée et qui reste assez rare au cinéma, non dénuée de significations mystiques…

C’est un genre où il est plus évident de créer une histoire originale, avec des décors particuliers. L’intérêt étant de voir comment et quels types de personnes peuvent se comporter et agir quand ils sont profondément blessés et traumatisés, ou quand et comment des situations extrêmes les plongent dans une certaine folie.

Le torture porn

Genre que j’apprécie sans doute le moins car c’est celui que je comprends le moins bien. C’est un genre qui marche plutôt bien, encore maintenant, même si l’originalité des films a bien diminuée.

Le torture porn désigne des films dont les personnages sont pris au pièges par un ou des sadique(s), généralement riches. Le spectateur assiste donc aux tortures. Il y a parfois un peu de sexe mélangé à tout cela, mais le terme « porn » est plus lié de mon point de vue, au plaisir sexuel que peut ressentir un bourreau.

Le genre commence avec Salo ou les 120 jours de Sodome de Pier Paolo Pasolini (1976), « libre » adapation de l’oeuvre du marquis de Sade, qui décrit la façon dont torturent 4 aristocrates, quelques 70 hommes et femmes.
Les plus connus sont les Hostel d’Eli Roth et en partie produit par Quentin Tarantino (2005-2007-2011, celui ci, sorti en Direct to DVD…), et les Saw donc le 1er réalisé par James Wan (2004), est excellent, les autres laissant à désirer (je me suis arrêtée au 3).

Dans un registre moins gore et plus dramatique, mais tout autant malsain, The girl next door de Gregory Wilson (2007) raconte l’histoire vraie d’une gamine qui se fait enfermée à la cave par une mère de famille qui l’a en garde. Elle sera le souffre douleur de cette dernière et des enfants du quartiers. Considérée comme un simple jouet, les enfants ne se rendant pas compte de la gravité de leurs actes, la jeune fille mourra d’épuisement. Le réussi An american crime de Tommy O’Haver (2007) reprend également cette histoire.
Dans un registre extrême, Philosophy of a knife d’Andrey Iskanov (2008) qui raconte les expériences vraies pratiquées par l’unité japonaise 731 de 1930 à 1945.
Je mettrais dans cette catégorie l’excellent Human Centipede, first sequence de Tom Six qui fait énormément polémique (2009), ainsi que sa suite Humance Centipede 2, full sequence.

Généralement le but de ce genre est de montrer les pires tortures, de façon le plus gore possible. Et c’est l’aspect qui m’intéresse le moins dans le cinéma de genre.

Epidémie

Alors là, il y en a à foison, à toutes les sauces. C’est un genre généralement lié aux zombies. Ces films racontent la vie de personnages après qu’une épidémie ait frappé leur ville/région/pays/monde (barrez les mentions inutiles), ayant tué/modifié/zombifié la population (barrez les mentions inutiles).

On peut dire que le genre voit le jour avec la nuit des morts vivants (1968) du grand George A. Romero. Allez voir la old school bande annonce.  Le film aura deux suites: Zombie (1978) et Le jour des morts vivants, toujours réalisés par Romero. Trilogie excellente et culte.
Depuis,  les films de zombies ne manquent pas…Rec (2008), Rec 2 (2009), Rec 3 (2012) de Paco Plaza , le génial L’armée des morts de Zack Snyder (2004) et remake de Zombie, le très bon 28 jours plus tard de Danny Boyle (2002) qui sera suivi du passable 28 semaines plus tard (2007) de Juan Carlos Fresnadillo.
Côté français, il y a le potable Mutants de David Morley (2009). Très moyens également, Infectés de David et Alex Pastor (2008), Je suis une légende de Francis Lawrence (2007) avec Will Smith.

Dans le genre plus dramatique, avec peu de sang, le très réussi Le fils de l’homme (2006) de Alfonso Cuarón avec un plan séquence de voiture culte, raconte l’histoire d’un petit groupe voulant mettre à l’abri la seule femme enceinte qui reste et restera, leur monde étant plongé une pandémie qui a rendu stérile les femmes. Dans un registre proche, Blindness (2008), Fernando Meirelles filme un groupe de personnes subitement atteint de cécité, mis en quarantaine, et aidé par une seule voyante résistante à l’épidémie. Film poétique, un peu long.

Fantastique

Genre très ancien, le fantastique peut regrouper plusieurs types d’histoires: fantômes, paranormal, malédiction, sorcellerie, vampires, loups garous…On pourrait faire en fait des catégories de sous catégorie…En général, un film fantastique a une base réelle et petit à petit, des évènements étranges font basculer le film dans un autre monde ou une autre atmosphère.

Il y a les films fantastiques qui partent tellement d’une réalité qu’on essaye de nous faire croire que l’histoire que nous allons suivre, est tirée d’une histoire vraie et que, les images que nous allons voir ont été les seuls restes trouvés….Le projet Blair Witch de Daniel Myrick (1999) eut donc un moment le statut de film le plus rentable de l’histoire du cinéma avec une histoire inintéressante de sorcière. Idem pour Paranormal Activity d’Oren Peli (2007) qui sous forme de documentaire, filme l’intrusion d’un esprit dans la maison d’un couple.
En remontant plus loin, Poltergeist de Tobe Hooper (1982), souvent considéré comme un film de Steven Spielberg, tant ce dernier a été un producteur envahissant, raconte l’histoire d’esprits et de fantômes, s’introduisant dans une maison, faisant prisonnière d’une télé, une petite fille. Le film connaîtra 2 suites en 1986 et 1987 et la trilogie sera marquée par les morts prématurées d’Heather O’Rourke, à 13 ans et de Dominque Dunne, assassinée en 1982.
Le genre du paranormal existe aussi à travers des films comme Carrie de Brian de Palma (1976) et sa suite le teen movie sympathique Carrie 2 la Haine de Katt Shea (1999), et plus récemment Chronicle (2012) de Josh Trank. On peut noter aussi l’oublié Sixième Sens de M.Night Shyamalan (1999) ainsi que Les autres d’Alejandro Amenábar (2001).

Dans le genre malédiction, il y a bien sûr la série des Ring de Hideo Nakata (1997), The grudge de Takashi Shimizu (2004), The Eye de Danny Pang (2002), dont le français Xavier Palud fera un remake américain en 2008, Dark Water de toujours Hideo Nakata (2002).

Dans le genre sorcière il y a le grandiose Sleepy Hollow (1999), sûrement le dernier bon film de Tim Burton, le gentillet The craft d’Andrew Fleming (1995), le conte féérique Willow de Ron Howard (1988),  ou encore la passable chasse aux sorcières de Nicholas Hytner (1997).

Au rayon vampires et loups garous, un large choix est proposé. Je commencerai par le méconnu Morse, déroutant mais non pas moins excellent, du suédois Tomas Alfredson (2008), qui donnera suite à un remake: Laisses moi entrer de Matt Reeves (2010).  Également à voir, le culte bal des vampires de Roman Polanski (1963), le bizarre Dracula de Francis Ford Coppola (1992), le moyen 30 jours de nuit de David Slade (2007). Le superbe Entretien avec un vampire de Neil Jordan (1994) nous offre sûrement une des meilleurs performance de Brad Pitt et Tom Cruise. Vous ne pouvez pas manquer le détonnant une nuit en enfer de Robert Rodriguez (1990), et Nous sommes la nuit de l’allemand Dennis Gansel (2010) qui offre une vision plus moderne des vampires.
Pour les loups garous, Wolf (1994) de Mike Nichols avec Jack Nicholson reste pour moi une référence. On peut trouver aussi Hurlements de Joe Dante (1981) et ses suites, le mauvais Cursed de Wes Craven (2005) et le loup garou de Paris de Terrence Waller (1997).

Il y a parfois des curiosités comme Birth de Jonathan Glazer (2003), racontant l’histoire du deuil du personnage de Nicole Kidman face à la mort de son mari. Mari qu’elle retrouve apparemment sous les traits d’un petit garçon, qui affirme être son défunt compagnon. Le film est très tendre et évoque de façon étrange le travail de deuil.

C’est principalement le genre consacré aux fantômes qui s’essouffle, on regarde toujours plus ou moins les mêmes films avec les mêmes intrigues.

Science Fiction

Genre de cinéma logiquement inépuisable niveau sujet, ce n’est pourtant pas forcément là où on trouve les meilleurs films.

Les films de Science Fiction se passent généralement dans le futur, ou alors évoquent un présent dont les avancées (principalement centrées sur un sujet en particulier) sont nettement supérieures à notre époque. Parfois, ces films intègrent un animal ou une bête pour apporter plus de suspens et/ou d’horreur.

Évidemment j’évoque tout d’abord la série des Alien, qui reste pour moi, culte et indispensable, donc je me lasserai jamais. Il est plus simple d’aller lire mon article sur le sujet directement. Idem pour la saga Terminator. La série des Predators est a notée dont le 1er est réalisé par John McTiernan (1987). Dans le genre bête, il y a également le culte La Mouche de David Cronenberg (1986). Pas la peine de citer la saga Star Wars
Pour continuer dans les films de monstres, nous avons Monsters de Gareth Edwards (2010), réalisateur du Godzilla 2014. Bien que je cherche encore les monstres, le film possède une ambiance bien à lui. Il y également District 9 de Neill Blomkamp (2009), excellent blockbuster grinçant.

Dans un genre différent, l’excellent Bienvenue à Gattaca d’Andrew Nicoll (1997),Minority Report de Steven Spielberg (2002), est un très bon film de science fiction, mélangeant policier est suspens. Inception de Christopher Nolan (2010) est également excellent, sans oublier la trilogie des Matrix, réalisée par les frères Wachowski (1999). Sur fond religieux, Prédictions d’Alex Proyas (2009) se fait une place sympathique tout comme La guerre des mondes de Steven Spielberg (2005).

Alors ensuite il y a beaucoup beaucoup de nanars dans ce domaine. On ne les compte plus…2012 de Roland Emmerich (2009), Alien Vs Predator de Paul W.S. Anderson (2004), The Island de Michael Bay (2004),  Le jour d’après de Roland Emmerich (2004), Waterworld de Kevin Reynolds (1995), qui sonna la fin de la carrière pour Reynolds, et quasi celle de Kevin Costner…

Snuff

Genre qui m’intéresse peu, toujours en raison de son intérêt que je trouve limité.

Un (vrai) snuff movie est un film dont l’objet est le tournage d’un viol et d’un meurtre qui arrive réellement et qui est filmé par un amateur (soit le tueur lui même, soit un complice). La légende dit que ce genre de film existe vraiment, tourné pour des riches. La vérité c’est qu’apriori non, ça n’existe pas, une enquête a été menée par Sarah Finger, qui en a écrit un livre, la mort en direct. En tout cas, c’est l’occasion pour les cinéastes d’en faire un sujet à part entière.

Le seul qui me semble intéressant est Témoin Muet d’Anthony Waller (1995) qui raconte l’histoire d’une muette, témoin d’un tournage d’un snuff movie. Le film est davantage un thriller et porté par l’interprétation de Madeleine Stowe. Il y a également 8mm de Joel Schumacher (1999), qui propose une insertion superficielle du monde du snuff, dans le cadre d’une enquête criminelle. Le snuff est ici un prétexte pour une enquête policière, en aucun cas il n’y a une réflexion du cinéaste à ce sujet.

A serbian film de Srđan Spasojević (2010), décroche la palme du film le plus violent et malsain que j’ai pu voir. Mêlant sexe, horreur (au sens propre et figuré), noirceur, dégoût comme jamais. Le plus est très dur, et s’il est bien réalisé, avec une fin particulièrement sombre, l’intérêt global du film est pauvre. Qu’est ce que le metteur en scène a voulu dire? Mystère.

La plupart des autres snuff sont des « imitations » au plus près de ce que seraient les véritables snuff, à l’image de Snuff 102 de Mariono Peralta (2007) ou August Underground qui n’a pas vraiment de réalisateur, (2003). Du coup, faire du trash pour du trash et revendiquer le statut de film le plus horrible de tout les temps, n’est pas une démarche que je trouve intéressante et qui je pense, n’aide pas le cinéma de genre et ses adeptes, à être respectés.

Ce genre de cinéma relève en général, plus du domaine underground, vu par très peu d’amateurs du genre, via le net ou parfois des festivals. Ces films ne sont parfois même pas classés, car les comités refusent de les voir.

Diabolique

Le diable, vaste sujet de cinéma. Les films évoquant le mal, traitent de personnages en proie à des démons, ou au diable. En général, on tente sur eux un exorcisme pour tenter de les libérer. Souvent, c’est un peu peine perdue, mais bon qui ne tente rien n’a rien! En tout cas, c’est un genre qui ne tombe pas, il y en a plusieurs tous les ans…

Le plus grand film sur le Mal est sans doute le plus grand film d’épouvante de tout les temps: L’exorciste de William Friedkin (1973). Magistralement interprété, réalisation terrifiante, le film fait toujours autant d’effets aujourd’hui. Il y aura 3 suites à L’exorciste. On ne peut oublier le grand Rosemary’s baby de 1968, réalisé par Roman Polanski.
On peut également citer la saga des Evil Dead de Sam Raimi, avec une mention spéciale de ma part pour l’original de 1981 et le remake de Fede Alvarez (2013), qui propose une lecture tout à fait différente, et qui s’avère efficace.
Depuis on a pu apprécié gentiment L’exorcisme d’Emily Rose de Scott Derrickson (2005), détesté la vaste blague Le dernier exorcisme de Daniel Stamm (2010). Il y a également Stigmata de Rupert Wainwright (1999) qui livre un film convenu mais efficace. Dernièrement est sorti Le Rite de Mikaël Hafstrom (2011) qui n’a pas l’air fameux. Notons aussi Constantine de Francis Lawrence (2005), Les Ames Perdues de Janusz Kaminski (2000), La fin des temps de Peter Hyams (1999), L’associé du Diable de Taylor Hackford (1997).

Sales gosses

Genre encore peu exploité car encore tabou mais pourtant jouissif, ce genre de cinéma est particulièrement fascinant. Comment peut on imaginer de petits têtes blondes et brunes s’en prendre à des adultes?

Le meilleur pour moi est The Children de l’anglais Tom Shankland (2009). Des parents se rendent compte que leurs enfants ont des comportements destructeurs et ont du mal à réagir face à eux pour se défendre. Le film est bien amené, crédible et terrifiant.
Il existe aussi Le village des damnés de Wolf Rilla (1960) remaké par John Carpenter en 1995 et dans un registre poupée, la saga des Chucky, qui commence par Jeu d’enfant de Tom Holland (1988). A voir, le tranquille Grace (2009) de Paul Solet qui filme la descente aux enfers d’une mère prête à tout pour combler son bébé sanguinaire revenu à la vie à l’accouchement…

Les comédies horrifiques

J’ai eu plusieurs remarques sur le fait que je n’avais rien écrit sur cette catégorie. C’est tout simplement un genre fait pour rigoler entre potes,(comme Détention de Joseph Kahn, 2011 ou Shaun of the dead d’Edgar Wright, 2004), il n’y a pas grand chose à dire de plus en fait, c’est pour le fun!

 

Le barré

rubber

Genre bien plus appréciable que les comédies horrifiques car il combine le fun/l’absurde/le décalé, avec une vraie proposition de cinéma (j’adore cette expression qui veut rien dire, quand on fait du cinéma ou de l’art en général, on fait d’emblée une proposition non?).
Toujours est il que la filmographie complète de Quentin Dupieux alias Mr Oizo, illustre bien ce genre, mais pour rester dans l’horreur, nous avons l’excellent voyage du pneu tueur Rubber (2010). Toujours en Europe, l’espagnol Alex de la Iglesia nous offre des petites perles comme l’association d’un prêtre d’un fan de death metal contre le Diable dans Le Jour de la Bête (1995), la folie clownesque métaphorique des conflits espagnols dans Balade triste (2010) les Sorcières de Zugarramurdi (2013). Outre Atlantique, Sam Raimi et Peter Jackson nous a jadis fait voyager dans leurs trips complètement fous, tantôt efficaces (Evil Dead pour Raimi, 1981), Braindead de Jackson, 1992, tantôt mauvais (Bad Taste de Jackson, 1987). 

 

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20 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Super article, à la fois concis et complet!
    J’ai vu un bon paquet des films que tu cites et je partage ton analyse à part sur les torture porn, que j’aime bien, pour ma part.

  2. Mohamed Limam dit :

    Moi aussi j’ai vu beaucoup des films cités. Des très bons films peuvent être dans la catégorie horreur comme « le silence des agneaux » n’est pas cité. Faut-il une catégorie pour ce genre ?

  3. michou dit :

    Merci pour les références. Vous ne parlais pas des comédies horrifique peut être dans un prochain article ?

  4. merçi pour les références
    , j’en ai vu un bon paquet, et cette petite liste pourra m’aider.
    et dans quoi classe t on un film d’horreur avec des nuisibles ? (sauterelles, fourmis, crocodile, piranha, chauve-sourie, requins, tigre a dents de sabre, abeilles…)

    1. leelougw dit :

      C’est une liste à mettre à jour en tout cas oui 🙂

      Pour les nuisibles je pense que ça serait une catégorie à part entière, y en a tellement. Mais beaucoup de mauvais du coup..c’est un genre qui m’attire nettement moins!

  5. Adrien dit :

    Il y’a des films oubliés, et qui n’aurait pas du être oubliés d’être cité.. je pense à 8MM, film avec Nicolas Cages, qui dans le genre Snuff Movie est le seul qui vale le coup d’ailleurs.
    Ensuite dans les films diaboliqu/epouvante.. la vous auriez pu faire un article de 2 pages tellement il y’a eu de films.. Amityville, Le prince des tenebres, Sinister, Paranormal activity etc etc.. Sinon l’article est pas mal, notamment sur le slasher.

    1. leelougw dit :

      8 mm est pour moi tout à fait dispensable, même s’il se regarde bien. Le but de l’article n’est pas de faire un inventaire des films de chaque genre ;), plus de mettre en avant les différences évidentes de films dans le cinéma de genre.

      1. Adrien dit :

        EN ce qui concerne 8 MM, la on ne partage pas du tout le même avis.. pour moi c’est LE film du genre. .. sinon merci de votre reponse.. c’etait surtout pour citer 8MM qui pour moi il est insdispensable de le citer quand on parle de film Snuff movie

    2. Adrien dit :

      Autant pour moi certains de ces films que j’ai cité sont dans fantastique..

  6. Ben dit :

    Chapeau pour ce bel article. Ca change de voir des choses écrites par des gens qui s’y connaissent un minimum et ne radotent pas les 30 mêmes films (j’ai même découvert des choses) 🙂

    1. leelougw dit :

      C’est sûrement le meilleur genre d’encouragement que je peux avoir! Merci 🙂

  7. Axel dit :

    Salut, il me semble que tu oublies certaines choses comme le Giallo qui fut très important dans les années 70. Une autre chose qui est aussi très peu connu, le slasher a vu le jour en 1971 avec La baie sanglante de Mario Bava. Sinon ton article est super. 🙂

    1. leelougw dit :

      Exact! Mais j’adhère pas aux giallo donc pas légitime d’en parler. Merci pour la référence tiens 😊

  8. lola crico dit :

    Snuff 102… un de mes premiers films…dit film le plus gore au monde.. interdit dans de nombreux pays dont la France….. Pegi 18…. ‘-‘ que dire… jai l’impression qu’après avoir vu ca.. plus rien ne pourrait m’étonner quant au méthodes de tortures utilisées… ‘-‘
    Je compte regarder Salo ou les 120 jours de sodome qui me semble étre un b9n film 😉
    Sur ceux… voila 🙂
    Ps: Vous avez oublier un film TRES IMPORTANT: CANNIBAL HOLOCAUST!! comment oublier ca!!!!! 😉

    1. leelougw dit :

      C’est vrai ! Mais je n’ai pas aimé 😊 mais c’est tout à fait vrai qu’il est culte dans le genre

  9. Artax OZ dit :

    parler des films d’horreurs avec des enfants comme antagoniste sans citer childrens of the corn, c’est dur

    et la « sorcière » dans le projet blair witch, n’est pas réellement le tueur du film, ça pourrait tout aussi bien être un simple psychopathe, d’autant plus que les bois où se situent l’action ont réellement abrités un tueur appelé rustin parr

    très bon article sinon

  10. Ollivier dit :

    Pour le Genre Snuff
    Tu as oublié un film culte
    Cannibal Holocaust,le film qui a lancé le Genre…

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