Alyce

Je vous présente Alyce, jeune femme solitaire qui va plonger dans une folie qui s’avéra dangereuse, voire mortelle pour les gens qui croiseront sa route. Scénario on ne peut plus banal, affiche caricaturale, Alyce ne vend pas du rêve, en dépit de sa plastique.
Sans être le film qui révolutionne le genre, cette Alyce au pays de l’horreur se révèle être une bonne surprise.

de Jay Lee

Alyce (2012) est le 2ème film de Jay Lee, remarqué par son précédent et 1er long métrage, Zombie Strippers (2008). Au casting, des inconnus au bataillon, en particulier Jade Dornfeld (Alyce), interprétant son 1er rôle au cinéma.
Le film commence dans une ambiance sexe, drogue et rock n’roll avec Alyce et son amie Caroll profitant des joies de la nuit. On sent Alyce plus vulnérable, fragile que Caroll, qui malgré ses déboires amoureux reste forte et déterminée.
Les problèmes (psychologiques) commencent pour Alyce au moment où malencontreusement elle se retrouve responsable du grave accident dont sera victime son amie. Dès lors, elle perd pied et cherche à sombrer de plus en plus dans un délire qui deviendra meurtrier.

« C’est tuer ou être tué », tel est le slogan d’Alyce qui n’a absolument rien à voir avec le film. Je me demande parfois si les mecs qui cherchent les slogans regardent les films avant. Pour certains, la réponse est clairement non, et dans le cas d’Alyce, ça ne serait pas étonnant, petit film qui ne sortira qu’en dvd ici. J’imagine bien le gars qui regarde l’affiche du film qu’on lui a fourni: « la nana elle a une batte de base ball ensanglantée, elle a un regard sombre et domine la ville, il doit y avoir une histoire de vengeance et/ou (rayez les mentions inutiles) d’affrontement là dedans ».

Toujours est il que l’équilibre déjà bien bancal d’Alyce (problèmes d’identifications, relations sociales quasi inexistantes, patronne jalouse et tyrannique) est mis à mal quand son amie tombe d’un immeuble par sa faute. Dès lors, l’obsession d’Alyce est de ne pas être inquiétée et de cette montée d’adrénaline, découle des pulsions meurtrières, motivées par l’envie de ne plus être faible.
Cette Alice aux pays des merveilles trash rejoint parfois l’Alice aux pays des merveilles Disney: jeune fille naïve, qui se retrouve plongée dans un monde dangereux, risqué et qui se débat tant bien que mal dans ce monde qu’elle a du mal à comprendre. Le gros chat violet étrange et rigolo est joué ici par le dealer malsain, pas rigolo, mais aimant les pensées philosophiques…qui laissent plutôt septique notre héroïne.

D’abord traumatisée et hésitante, Alyce se laisser aller à une vague meurtrière, étant sans concession avec les personnes qui la contrarie. D’un thriller gentillet et banal, on passe à un film sauvage et gore surprenant, ponctué de dialogues d’humour noir croustillant. Évolution du film en parfaite harmonie avec l’évolution psychologique de notre héroïne.
Jade Dornfeld est une révélation, passant de la femme paumée et craintive à une véritable guerrière sans pitié. Son air angélique accentue ses répliques cinglantes.
Mise en scène sombre avec Alyce souvent éclairée, gros plan sur les personnages ou leurs visages, le spectateur doit être intégré au mieux dans le monde d’Alyce pour suivre l’évolution de son comportement.

Alyce n’est pas le film original de l’année du genre, mais il a le mérite, malgré un sujet somme toute assez banal, d’accrocher le spectateur et de satisfaire l’appétit visuel des amateurs de gore. Une jolie petite surprise pour un petit film plaisant.

Bonus:

Bande annonce d’Alyce:

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