Vertige

Vertige (2008) est un film d’action/d’horreur français et le premier d’Abel Ferry. Inconnus au casting: Fanny Valette (qui a refusé le rôle d’Alyson Paradis dans A l’intérieur), Johan Libéreau, Raphaël Lenglet,Maud Wyler, Nicolas Giraud et Justin Blanckaert. Tous n’ont quasiment pas tourné auparavant. Le synopsis est assez basique, une bande de potes ont décidé d’aller faire de l’escalade et bien évidemment tout ne se passe pas comme prévu…

 

Vertige

 

Je me rappelle de la vague promotion du film à l’époque de sa sortie. En voyant l’affiche (la nana en fond qui tombe c’est quand même bien rigolo) et en prenant connaissance du synopsis, on ne peut pas dire que le film provoqua en moi un grand intérêt. Scénario vu et revu, je me suis dit que j’allais m’ennuyer. De plus, le film ne se vendait pas vraiment comme un petit film de genre français sympathique mais plutôt comme un film d’action « pop corn ». C’est en tout cas l’image que j’en avais. Du coup je ne suis pas allée le voir. Mais, j’ai eu finalement l’occasion de le visionner et je dois dire que j’ai été très agréablement surprise.

Le film se partage en deux parties totalement distinctes pour moi, ce qui est à l’origine de son plus grand défaut (ce n’est donc pas l’agréable surprise).
Vertige débute sur l’arrivée des personnages sur le lieu choisi à escalader. On se trouve officiellement en Croatie alors que le film a été tourné dans les Alpes et les Pyrénées. Je ne vois pas bien l’intérêt d’annoncer que l’action se passe en Croatie, mais pourquoi pas. Les paysages sont déjà magnifiques, mais ce n’est rien comparé à la suite. Nous voici donc en compagnie de deux couples, un escaladeur (Fred et Carine, les meneurs), l’autre à moitié, Chloé et Loïc (qui est sujet au vertige, il n’est ici que pour sa copine) et Guillaume, ex de Chloé qui lui aussi (malheureusement), est là pour elle. Voilà déjà une source de tension au sein d’un groupe qui devra, on s’en doute, resté soudé pour la suite.
J’avoue que pendant les premières minutes du film, j’étais plus intéressée par les paysages très bien cadrés, avec des plans qui donnent l’impression d’y être, plutôt que par l’intrigue. Celle ci est assez téléphoné (tenter un passage visiblement fermé, c’est sûrement pas bon signe pour la suite), la rivalité classique entre deux mâles (Loïc et Guillaume)…On se demande seulement quel est le traumatisme que Chloé a subit et quelle conséquence cela peut avoir sur l’intrigue.

Toujours est il que nous voilà embarqués à escalader les montagnes, pour arriver à un pont, et pas des moindres…des petites planches de bois soutenues par des cordes relient deux montagnes avec bien 140 mètres de vide en dessous! Là je dois dire que j’ai été bluffée par l’impressionnante photographie. C’est tout simplement magnifique et terrifiant, on devine bien le malaise et la peur que cela doit procurer de traverser un pont pareil. J’attends avec impatience la traversée du coup, et je ne suis pas déçue. Cette scène est tout simplement extrêmement efficace et bien rythmée, alternant anxiété, suspens et grosse tension. Le fait que le film soit tourné avec une caméra RED (premier film français à être tourné avec cette caméra) doit aider sans doute. Cette scène reste pour moi le moment fort du film.
La suite ne s’annonce pas facile et se complique rapidement. La première partie de Vertige s’achève en fait quand le 1er personnage est blessé. A partir de ce moment, on passe dans le survival de base et il n’est plus question de « vertige » malheureusement. Les meurtres n’ont rien d’original, le tueur braconnier non plus, son antre encore moins et la fin n’en parlons pas…
Mais c’est bien joué, avec une réalisation qui reste efficace agrémenté de détails « amusants », révélant les personnalités et sentiments de chacun (but 1er du genre survival finalement):  Loïc puis Guillaume qui décident de se débarrasser du rival gênant, Loïc qui préfère laisser sa dulcinée se débrouiller….

Le problème c’est que pour un film qui s’appelle vertige, on ne peut pas dire que la montagne soit le personnage principal du film. En effet, il n’y a que deux scènes d’action d’escalades, ensuite place au basique film d’horreur. La mise en scène vient en renfort. La scène par exemple, quand Fred et Carine atteignent la terre ferme et cherchent une issue, ce sont les pieds de Fred qui sont filmés, pour annoncer qu’ils vont prendre, et en alternance on nous montre la galère que vivent les autres en bas. Du coup, la tension et la peur montent petit à petit, provoquées par le calvaire que vivent Loïc, Guillaume et Chloé en bas, et par le stress de Fred et Carine qui se rendent compte qu’il n’y a pas d’issue….le résultat étant un pied (!) dans un sacré piège.

La fin, en plus d’être hyper classique, est du style à laisser le spectateur se faire son avis, ce qui me gonfle dans un film de genre.
Il y a bien sûr un petit côté The Descent (2005, Neil Marshall) qui pour le coup, serait plutôt the ascent.

Vertige reste une bonne découverte, sachant manier le suspens, le contrat est rempli après tout! (et ça me donne encore envie de faire de l’escalade malgré tout).

Bonus:

Bande annonce (pour le coup pas très bien rythmée)

Bande annonce US (longue, ils aiment bien expliquer les américains)

 

 

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4 réflexions sur “Vertige

  1. petit film tourné près de chez nos parents, à WGS et moi :p en effet, une grande partie des scènes de montagne a été filmée dans les via ferrata de Aussois, en Maurienne ! youpi ! et le réal est originaire d’Annecy ! yeah !

    bon, ensuite, malgré toutes ses bonnes intentions, on se rend vite compte que celles ci sont surtout rassemblées dans la première partie du film. Quand intervient le boogeyman-péquenod on tombe vite dans le nawak et le comique involontaire (« that’s aaaaaallriiiight »… pauvres Supergrass, quoi…)

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