Les femmes se rebellent dans le cinéma de genre

Quand on pense femme et cinéma d’horreur, on pense souvent sotte sexy qui hurle en courant. OK c’est vrai. Mais ce n’a pas été toujours le cas et ça ne l’est pas toujours. Petit zoom sur les personnages féminins forts et déterminés dans le cinéma d’horreur et de genre (oui, bien sûr que c’est un article féministe!)

1-Fallait pas les chercher

a-Carrie, de Brian de Palma, 1976

Carrie

Chef d’oeuvre fantastique et adapté du roman de Stephen King, plus besoin de présenter Carrie, adolescente ayant des pouvoirs de télékinésie. Pouvoirs qu’elle utilisera pour se venger de la profonde humiliation que lui feront subir les élèves de son école (se faire balancer sur la tronche du sang de porc au bal de promo c’est moyen. Pour la petite anecdote  ce n’est pas véritablement du sang de porc que l’actrice a reçu, bien qu’elle l’aurait préféré à cette mélasse collante de sirop et d’autres choses).
Sissy Spacek interprète avec merveille une jeune fille constamment en retenue (même lors de sa meurtrière vengeance), qui même avec son apparence toujours fragile se révèlera d’une incroyable violence, sans rien toucher. De Palma utilisera la méthode du split screen (écran divisé), peu utilisée dans ce genre de cinéma, pour retranscrire la haine de Carrie dans la scène finale.

b-I spit on your grave de Steven R Monroe, 2010

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Remake du film du même nom de 1978 (je vous parlerais bien de l’original mais je ne l’ai pas vu alors…), I spit on your grave raconte l’histoire de Jennifer, qui déchaînera son besoin de vengeance sans limite. L’objet de son mécontentement? Une bande de mecs qui après l’avoir battue et violée, l’ont laissée pour morte.Difficile pour vous les homme de regarder ce film, l’héroïne appuie là où ça fait mal. Telle une guerrière tapie dans l’ombre, Jennifer surgit pour attaquer ses agresseurs et prendre plaisir à leur faire mal, assoiffée de vengeance, et aveuglée par la haine.
I spit on your grave (je crache sur ta tombe), est plutôt efficace, sans grande originalité dans la mise en scène.

c-L’ange de la vengeance d’Abel Ferrara, 1981

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Je ne l’ai pas vu mais comme ça, ça me fera penser qu’il faut t que je le vois!
L’histoire: une jeune et belle muette se fait violer par 2 hommes (un dans la rue, un en rentrant chez elle, c’est ce qui s’appelle avoir la poisse). Du coup elle tue le dernier et décide finalement de réserver le même sort à tous ceux qui oseront l’approcher.

d-Urban legend de Jamie Blanks, 1998

Urban Legend

Le personnage féminin fort n’est pas la niaise qui sert d’héroïne, mais bien (spoiler), la tueuse jouée par Rebecca Gayheart (ceux qui regardaient Beverly Hills la reconnaîtront). Actrice de seconde zone, Gayheart retransmet parfaitement la folie habitée par cette femme, traumatisée par la mort de son fiancé, tué par accident par l’héroïne (grosse niaise finalement celle là). Ni une, ni deux, elle se met à venger la perte de son amour perdu en trucidant ses amis avec ingéniosité, en utilisant les légendes urbaines (et aussi un manteau doudoune ridicule pour se cacher).
Urban Legend: slasher sympathique (si on oublie la fin rocambolesque).

e-Hard Candy de David Slade, 2005

Hard Candy

Hard Candy ou Dur à croquer (merci les québécois), est une petite perle dans le domaine du thriller. Le film met en scène une ado joué par Ellen Page qui va piéger un potentiel pédophile, rencontré sur le net. Déterminée à avoir des réponses, et à comprendre ce qui se passe dans la tête de cet adulte, elle va faire preuve d’une force et d’une grande intelligence pour le manipuler. Une sorte de huis clos se met en place, la violence et la pression augmentant.

f-La fiancée de Chucky de Ronny Yu, 1998

La fiancée de Chucky

Parce qu’il est mignon et rigolo (et violent), Chucky se trouve une fiancée (violente) dans cet épisode de la saga. Le moins que l’on puisse dire c’est que le personnage de Jennifer Tilly (qui du coup se retrouve emprisonné dans une poupée) fait preuve de caractère. Décapant, drôle, on passe un bon moment.

g-Kill Bill 1 et 2 de Quentin Tarantino, 2003 et 2004

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Films (une fois de plus) cultes de Tarantino, les Kill BIll raconte la quête d’une ancienne tueuse qui veut se venger de ses anciens coéquipiers. Coéquipiers qui ont essayé de la tuer, réussi à tuer son fiancé et a priori l’enfant qu’elle portait. Elle est bien remontée, on la comprend, elle va donc utiliser ses talents pour régler ses comptes.
Les Kill Bill restent de bons divertissements mais clairement ils ne font pas partis de mes préférés dans la filmographie de Tarantino. Globalement ça manque d’originalité et de surprises, mais rien à dire sur les scènes de combats évidemment.

h-Boulevard de la mort de Quentin Tarantino, 2007

boulevard de la mort

Tarantino célèbre admirateur de femmes, met en scène une bande de copines en voiture. Elles se retrouvent poursuivie par un sadique Kurt Russel, qui se fera surprendre par la réaction des filles face à cette attaque. Associée à leurs caractère de feu, leur passion pour les voitures les aideront à mettre une bonne raclée à leur agresseur.
Les dialogues ne sont franchement pas exceptionnels, mais les personnages et les scènes de poursuites sont assez jouissives.

i-Les blessures assassines de Jean Pierre Denis, 2000

Les blessures assassines

Changement de registre avec les blessures assassines, qui reprend le fait divers des soeurs Papin (rien à voir avec Jean Pierre), survenue en 1933. Employées de maison, elles ont tué leurs patronnes de façon brutale, sans concession. Bien qu’apriori non prémédité, leur geste a été expliqué par le fait qu’elles ne voulaient plus subir les rabaissements réguliers dont elles auraient été victimes.
Le film a été salué par les Césars cette année là (meilleure actrice pour Sylvie Testud, meilleur film, meilleur réalisateur…) malgré un sujet très dur et glauque pour les professionnels du cinéma français. Mais tout s’explique: c’est un film d’époque, lent et poussiéreux. Allez j’exagère, il se regarde bien mais la mise en scène plombe totalement l’aspect dramatique du film.

j-Elle de Paul Verhoeven, 2016

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OVNI dans la filmographie de Verhoeven, Elle est interprétée par Isabelle Huppert, femme violée, qui décide de démasquer son agresseur. La révélation de l’énigme débouchera sur un dénouement pour le moins inattendu.
Pour une fois, une victime de viol ne pleure pas, ne se détruit pas, ne crie pas. Je ne dis pas qu’il ne faut montrer ces réactions, mais montrer qu’il est possible de réagir autrement, ça donne un coup de frais. Langage cru, moeurs pour le moins légères voire perverses, Elle révolutionne complètement les personnages féminins, même forts, que l’on voit habituellement au cinéma. Rien que pour ça, Elle est un véritable tour de force. D’ailleurs j’ai lu que certains journalistes qualifie le personnage de nymphomane, alors que l’on montre des choses 1000 fois vues pour un homme au cinéma, sans le qualifier d’obsédé.

2-Les guerrières

a-La saga Alien réalisée par 4 mecs

Inutile de présenter Ripley. Vous pouvez aller voir ici sinon.

b-La saga Terminator de James Cameron (je précise!)

Inutile de présenter Sarah Connor. Vous pouvez aller voir ici sinon.

c-Planète Terreur de Robert Rodriguez, 2007

Planete-Terreur

Film Grindhouse (saga créée par Tarantino et Rodriguez dont Boulevard de la Mort fait parti), Planète Terreur met en scène la jolie unijambiste armée Cheryl, jouée par Rose MacGowan qui va dégommer tout sur son passage. Il faut dire qu’elle fait partie d’une  petite bande survivante à une attaque de zombies. Elle sera aidée du médecin Dakota qui finalement préfère les femmes à son mari, et des jumelles baby-sitters fofolles n’ayant peur de rien.
Film incontournable pour moi, tout y est: humour (un peu débile), scènes d’actions rondement menées, sang, zombie…

d-The woman de Lucky McKee, 2011

The woman

Glauque, dur, violent, The Woman raconte l’histoire d’une femme sauvage, sequestrée et torturée par un « bon » père de famille. Quand elle parvient à se libérer, elle laisse exprimer son attitude de femme à l’état sauvage.
Le film est relativement lent, on assiste à l’enfer vécue par cette femme sortie de nulle part, dont on se sait rien, son bourreau non plus mais lui, a en tête de la civiliser (il est bien sûr, bien placé pour le faire).
La dernière demi heure est par contre assez barrée et radicale. Un bon film oui, servie par une actrice étonnante (Pollyanna McIntosh), sortie elle aussi de nulle part. Ca manque d’originalité dans le propos et la mise en scène.

e-Nikita de Luc Besson, 1991

Nikita

Qui a pu oublié les larmes d’Anne Parillaud recevant son César de meilleur actrice pour Nikita? (j’imagine que ses larmes ont doublé quand elle a pensé que ce soir là son réalisateur de compagnon Luc Besson craquera pour la jeune Maiween). Bref, toujours est il que Nikita raconte l’histoire de Nikita (ahah), marginale, qui sera contrainte par les services secrets français de travailler pour eux. Animée par sa folie et son désir de liberté, elle ne reculera devant rien.
Efficace, propre et net, ce film est avant tout pour moi, une mise en bouche avant Léon, celui-ci mettant en avant les émotions et relations humaines, ce qui manque à Nikita.

f-La mutante de Roger Donaldson, 1995

La mutante

Vous voulez voir un mauvais film de SF (on peut tous avoir des idées débiles), regardez La Mutante. Vaguement inspiré d’alien, ce film est une blague, racontant l’histoire d’une bonasse blonde (forcément) qui est en fait un alien, qui cherche à se reproduire, coûte que coûte. Bonne occasion de mélanger sexe et action!
Ils en ont fait quand même 3 suites…

g-Le 5ème élément de Luc Besson, 1997

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Incontournable de la SF, avant dernier bon film de Luc Besson, Le 5ème élément met en scène et sur le devant, le personnage de Leeloo, sorte d’extra terrestre créé par les humains, et qui a pour mission de protéger la Terre. Dépourvue de tout préjugés, Leeloo apprend vite, est powerfull tout en étant sensible à son environnement.

3-Quand j’ai pas de bol, je sais me défendre

a-Halloween 20 ans après de Steve Miner, 1998

Halloween 20 ans après

Episode de la saga incontournable du genre slasher, le film de Steve Miner reprend le  personnage de Laurie Strode  20 ans après son agression par Mickaël Myers. A moitié niaise à 17 ans, elle est devenue une femme forte à 40 (bien que traumatisée et légèrement alcoolique). Lassée d’être tourmentée par son demi frère de tueur Mickaël Myers, elle utilisera toutes les ressources en elle pour défendre les gens auxquels elle tient (les résultats ne seront pas toujours concluants ceci dit).
Propulsés par le succès de Scream, les producteurs s’en donnent à coeur joie de sortir des slashers à tout va (bon faut dire qu’avec celui là, on est déjà rendu au 7ème épisode de la saga de toutes façons). Et bien je dois dire que ça reste un très bon film, jouant sur l’aspect psychologique des personnages (l’instabilité psychologique de Laurie), avec des scènes de traques simples mais efficaces, et une confrontation frère/soeur assez prenante (et en plus y a Josh Hartnett dans son 1er rôle).

b-La saga Scream de Wes Craven de 1996 à 2011

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Même schéma pour Sydney Prescott (Neve Campbell) que pour Laurie Strode. La différence c’est qu’elle se fait agresser par son copain/ ex belle mère/demi frère caché/cousine…La famille cool quoi, la famille qui fait rêver. Autre différence: elle n’attend pas 20 ans pour ne plus être niaise, et réagit assez vite et s’améliore même avec l’âge (il faut voir comment elle te dépote le tueur dans la chambre de la copine de sa soeur dans Scream 4).
Saga assez inégale, le 3 étant une bouse particulièrement.

c-A l’intérieur de Julien Maury et Alexandre Bustillo, 2007

Critique ici!

d-The descent de Neil Marschall, 2005

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Une équipe de filles sportives décident d’explorer une grotte pour remonter le moral d’une copine. Manque de chance (comme beaucoup de bande de filles au cinéma), la grotte est habitée de créatures étranges et plutôt hostiles. En plus de ces spécimens, l’héroïne, Sarah, va devoir gérer les tensions grandissantes au sein du groupe. Le tout cumulé fait qu’elle se transforme en véritable guerrière.
Le film n’a rien de mythique mais il est bien angoissant, et le boulot fait sur les décors et la lumière est excellent.

e-Martyrs de Pascal Laugier, 2008

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Sûrement mon film français de genre préféré. Le film raconte l’histoire de Lucie, kidnappée et torturée étant enfant. Des années plus tard, avec l’aide de son amie Lucie, elle va à la rencontre de ses bourreaux pour se venger. Lucie tombera à son tour dans un piège.
Ca faisait très longtemps qu’un film ne m’avait pas autant flippée. Le film démarre sur une histoire de vengeance assez classique et plus on creuse dans le film, plus le propos devient intéressant. Passé forcément inaperçu en France, tourné avec 3 fois rien, le film a été présenté dans divers festivals aux Etats Unis et au Canada, et a propulsé son réalisateur à Hollywood.

f-Teeth de  Mitchell Lichtenstein, 2007

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La comédie noire par excellence, Teeth c’est l’histoire de Dawn, une « clean teen » (pas de sexe avant le mariage), qui se découvre une arme plutôt efficace pour repousser les hommes qui voudraient essayer de casser ses croyances: un vagin endenté.
Sujet osé donnant lieu à des situations pour le moins étranges et dérangeantes (pour les hommes surtout), ce film est une comédie sans prétention, qui aurait sans doute eu le mérite de pousser un peu le propos de fond, qu’il effleure simplement (Amérique puritaine, radioactivité…)

g-Le silence des agneaux de Jonathan Demme, 1991

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On ne présente plus l’agent Starling (Jodie Foster) face au cannibale Hannibal Lecter. Déterminée, dépourvue de manières, novice mais avide d’apprentissage, Starling se lance dans une enquête qui marquera une relation particulière entre elle et le psychopathe.

4-Girl power

a-Nous sommes la nuit de Dennis Gansel, 2010

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Film allemand, Nous sommes la nuit évoque la vie d’une bande de copines vampires de notre époque, qui s’éclatent. Dans ce film, les vampires hommes n’existent pas (plus), les femmes vampires sont donc totalement libres, contrôlent et dominent les humains à leur guise et profitent de la vie (pas de risque de grossesse, de MST, etc…). Le film évoque aussi la dure confrontation avec le temps qui passe et qui ne les touche pas, contrairement aux humains, et donc leur vie d’avant, ou leurs désirs pour l’avenir.
Le propos n’est pas assez poussé, les seconds rôles sont mauvais (le flic bien aimé d’une des héroïnes est particulièrement sot), l’enquête policière est cousue de fils blancs, mais le film se suit bien, et est plutôt original dans le concept.

b-The craft d’Andrew Fleming, 1991

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Le teen movie par excellence, une sorte de Sabrina l’apprentie sorcière version un peu trash. Que dire? 4 lycéennes douées de pouvoirs magiques, utilisent leurs dons pour se faciliter la vie (santé, mec…). Bon évidemment, comme toute bonne morale, il faut savoir que tout ce qui est facile, ça ne dure pas ou se retourne contre vous. Effets spéciaux vieillissants, interprétations hasardeuses, superficiel, le film se regarde gentiment, et fait plus raviver des souvenirs d’antan, quand petite fille, on s’imagine magicienne ou sorcière.

c-Thelma et Louise de Ridley Scott, 1991

Thelma et Louise

Symbole féministe par excellence, Thelma et Louise est un road movie avec Susan Sarandon et Gena Davis (que malheureusement on ne voit plus trop). L’une forte et indépendante, elle entraînera l’autre, soumise à son mari, dans un week end qui finira mal. C’est jouissif, c’est bien joué, ça fait du bien.

d-Baise Moi de Virgine Despentes, 2000

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Pour moi ce film n’a aucun intérêt à tout point de vue, si ce n’est qu’on comprend bien que Virginie Despentes en a gros sur la patate, tout comme les deux actrices principales issues du porno (dont une qui se suicidera peu de temps après). Mais la démarche de défoncer la baraque sans concession a un petit côté plaisant faut l’avouer.
(Merci d’avoir réalisé Bye Bye Blondie par la suite Virginie).

e-Le Theatre  Bizarre, de plein de mecs, 2012

THEATRE BIZARRE

Le Theatre Bizarre est une petite perle pour moi, c’est un peu mon chouchou. C’est une succession de 5 courts métrages, liés par un fil rouge: une jeune femme se rend dans un théâtre bizarre, où un animateur présente des marionnettes qui symbolisent le court métrage qui suivra.
Femmes castratrices,  indépendantes, sorcière utilisant le mâle, on peut dire que le Theatre Bizarre est un hymne à la force de la féminité. Le géniallisime Vision Stains de Karim Hussain n’a pas de complexe à dire qu’il n’y a que ce que les femmes ressentent ou vivent qui est intéressant, car ce sont elles qui souffrent vraiment.

5-Les habitées

a-Alyce de Jay Lee, 2011

Allez voir ici!

b-Antichrist de Lars Von Trier, 2009

Antichrist

Produit final de sa dépression, Lars Von Trier livre ici un film profondément dérangeant, mettant en scène une Charlotte Gainsbourg machiavélique, (auto) destructrice. Traumatisée par la mort de son fils, elle va sombrer dans une folie, emportée par l’ambiance mystique de la maison de campagne qu’elle possède avec son mari. Folie dont il sera victime et pas qu’un peu.
Visuellement magnifique, je n’arrive pas à avoir d’opinion précise sur ce film tant il est déroutant.

c-Excision de Richard Bates, 2012

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Ne vous y fiez pas, le titre est plus là pour créer un malaise artificiel, puisqu’il n’est en aucun cas question d’excision (enfin dans le sens où on l’entendrait au 1er abord).
Présenté dans plusieurs festivals comme celui de Sundance et de l’Etrange Festival, Excision est le fruit d’un court métrage. Pauline est une lycéenne pour le moins dérangée, mal dans sa peau, qui a des obsessions morbides et sanglantes. Elle tente de se débrouiller à survivre psychologiquement entre fantasmes et réalité. L’idée originale ici c’est de faire jouer des acteurs complètement à contre emploi: l’ancienne star du porno (mineure à l’époque) Tari Lords en mère plein de principes moraux, John Waters, acteur/réalisateur décalé en prêtre, et Malcom McDowell (Orange mécanique, Halloween 1 et 2 de Rob Zombie) en professeur moralisateur. De plus l’oppression vient ici des femmes (la mère, les étudiantes).
La mise en scène des rêves sordides de Pauline sont particulièrement visuellement réussis, une sorte d’endroit anesthésié, et où l’horreur en fait un lieu magnifique pour Pauline.
AnnaLyne McCord (90210, Nip Tuck…) est totalement méconnaissable dans ce rôle d’adolescente hideuse, courbée, frêle. C’est assez incroyable de ne plus arriver à distinguer le moindre charme ou beauté chez une femme pourtant si magnifique. Son interprétation est pour le moins, bluffante.
Pas de sortie française prévue pour le moment, et s’il sort, ça sera dans très peu de salles.

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7 réflexions sur “Les femmes se rebellent dans le cinéma de genre

  1. Le film original I spit on your grave est très bien, même si il est un peu daté.
    Je trouve les dialogues de Death proof très bons pour ma part, mais il faut dire que j’adore le film.
    Sinon j’ai vu pas mal des films cités, mais pas tous! Il faut que je rattrape ça!

  2. Bonjour,
    Je vous prie de m’excuser. Je n’ai malheureusement pas trouvé comment vous contacter autrement que par commentaire.
    Je souhaitais vous faire découvrir le service Paperblog, http://www.paperblog.fr dont la mission consiste à identifier et valoriser les meilleurs articles issus des blogs. Vos articles sembleraient pertinents pour certaines rubriques de Paperblog.
    En espérant que le concept de Paperblog vous titille, n’hésitez pas à me contacter pour toutes questions ou renseignements…

  3. Je dois dire que tu englobes plutôt bien les femmes dans le cinéma pop américain. Ma préférée de toutes ces dames que tu as représentées est Nikita. Je me rappellerai toujours la première fois que j’ai vu ce film. Le rôle peu conventionnel de Parillaud m’a toujours intrigué. Je n’ai pas encore vu de film avec une actrice aussi charismatique.

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