Top 6 des réalisatrices

Parce que les réalisatrices sont encore très minoritaires dans le monde du cinéma, je vous propose ce petit zoom (j’ai exclu les actrices/réalisatrices).

1-Kathryn Bigelow

kathryn bigelow

Commençons par l’une des (nombreuses) ex femmes de James Cameron, Kathryn Bigelow. Elle est une des rares réalisatrices de films de genre. Science Fiction, thriller, action, ces ingrédients forment l’ensemble de sa filmographie. Elle démarre en 1987 avec Aux frontières de l’aube, un film de vampires. Elle explose et fait exploser par la même occasion Keanu Reeves (au niveau notoriété évidemment), avec Point Break (1991), produit par Cameron qui était à l’époque son amoureux.
Ses films suivant passent plus ou moins inaperçus, mais la consécration arrive avec Démineurs (2010) où elle remporte l’Oscar du meilleur réalisateur(rice). Elle a depuis réalisé Zero Dark Thirty (2012).
Elle est à ce jour, la seule réalisatrice à être récompensée par un Oscar et la seule à s’imposer dans le cinéma d’action.

2-Jane Campion

jane campion

Si Kathryn Bigelow est la seule réalisatrice à avoir été récompensée aux Oscars, Jane Campion est la seule réalisatrice à avoir remporté la Palme D’or au festival de Cannes, avec la très belle Leçon de piano (1993).
A ses débuts, cette néo zélandaise avait également été primée de la Palme D’or du meilleur court métrage, pour son premier court, Peel en 1986.
Habituée à Cannes, son premier long Sweetie (1989), sera en compétition officielle.
En 20 ans, elle réalise seulement six films, dont les personnages principaux sont toujours féminins,  et dont les thèmes tournent autour de l’émancipation, la poésie, le romantisme. Elle attache une grande importance aux costumes et travaille régulièrement avec Janet Patterson ,qui parvient à transformer les costumes en véritables personnages.


3-Anne Fontaine

anne fontaine

Après quelques apparitions en tant qu’actrice, Anne Fontaine débute dans la réalisation en 1992. Elle se fait vraiment remarquée avec le sulfureux Nettoyage à Sec en 1997 qui permet au (depuis oublié) Stanislas Merhar d’être nommé meilleur espoir masculin.
Anne Fontaine navigue entre comédie ( la trilogie des Augustin, Mon pire cauchemar, 2011) et drame (Nathalie, 2003, Entre ses mains, 2005), sa particularité étant de toujours proposer quelque chose de déroutant ou de provoquant.
Elle passe pour la 1ère fois de l’autre côté de l’Atlantique (rare pour une réalisatrice française) pour réaliser Perfect mothers (2013), adapté d’une nouvelle racontant les aventures sexuelles de mamans et de fistons (les fistons allant avec la copine de maman bien sûr).
Son acteur fétiche est Benoit Poelvoorde que l’on retrouve dans Entre ses mains, 2005, Coco avant chanel, 2009 et Mon pire cauchemar, 2011.

4-Haifaa Al Mansour

haifaa al mansour

On continue dans la série « la 1ère réalisatrice qui… » avec Haifaa Al Mansour, qui est la 1ère réalisatrice venant d’Arabie Saoudite. Wajda (2012) a également accueilli le 1er tournage en Arabie Saoudite, dans une région du monde où le cinéma est pour ainsi dire banni.
Financé en parti par l’Allemagne,Wajda raconte l’histoire simple mais émouvante d’une petite fille qui apprend le Coran pour financer son vélo, afin de faire la course avec son ami. Sachant que cette activité est bien entendu interdite aux filles.
Al Mansour réussi une véritable prouesse en menant à bien un tel tournage. Le résultat est bluffant, car sans partir dans une histoire douloureuse autour du droit et de la liberté des femmes, Al Mansour trace le portrait d’une petite fille déterminée, tout comme l’esprit du film.

5-Catherine Breillat

catherine breillat

Difficile de passer à côté de cette étrange personnalité, qui fait partie des personnages marginaux du cinéma français. A la base romancière, elle accède à la notoriété avec Parfait amour! en 1996.
Elle créé la polémique avec Romance (1999), film très inégal sur le désir, mettant en scène Caroline Ducey et Rocco Siffredi sur fond d’actes sexuels non simulés.
Vient ensuite le très bon A ma soeur! (2001) avec la charismatique Roxane Mesquida (Rubber de Quentin Dupieux, 2010).
On replonge dans le noir et avec la discrète Amira Casar dans Anatomie de l’enfer (2004), de nouveau avec Rocco Siffredi.
Elle réalise une adaptation de Barbe Bleue en 2009 et sortira bientôt Abus de faiblesse avec Isabelle Huppert et Kool Shen (oui oui vous avez bien lu). Le film raconte sa propre histoire avec Christophe Rocancourt, celui ci, ayant été condamné pour lui avoir soutiré de l’argent.
Ce que j’aime bien chez Breillat, c’est qu’elle fait ses films sans concessions mais pas dans le but de choquer ou de déranger, juste parce qu’elle a envie de raconter une histoire. C’est plus ou moins réussi, mais la démarche a le mérite d’être juste simple sans en rajouter.

6-Andréa Arnold

Andrea Arnold
Ma réalisatrice préférée je crois. Anglaise, elle remporte l’Oscar du meilleur court métrage en 2004 pour Wasp, portrait d’une mère célibataire, pauvre et paumée, à la tête d’une famille nombreuse. Elle réalise son 1er long Red Road en 2006 et surtout Fish Tank (2009), petite bombe énergétique, portée par l’impressionnante débutante Katie Jarvis qui fit sensation au Festival de Cannes.
Ses films décrivent les situations sociales dures, parfois dramatiques de la banlieue, avec une mise en scène très terre à terre et lumineuse. Elle se fait une place dans le haut monde du cinéma, puisqu’elle est à plusieurs reprises sollicitée pour être membre de jury à Cannes, et au festival de la Mostra de Venise.
En 2011, elle propose une nouvelle adaptation des Hauts de Hurlevent, que je n’ai pas eu encore l’occasion de voir.

Bonus (attention bonus hors sujet):

Vous vous rappelez de mon article sur les projets de films à financer? Mais si là je vous dis! Et bien je vous propose un « que sont il devenus? »:
1-Aux yeux des vivants, de Julien Maury et Alexandre Bustillo

L’objectif à été rempli à 112%, 22 223€ ont été récolté. Les contributeurs (dont moi) n’ont pas encore reçu leur contrepartie (prévues en fin d’année ou début d’année), un léger problème de communication étant notamment en cause…Le film est sur sa fin de tournage apriori.

2-Léa, un ange dans ma maison, produit par Jacques-Hervé Fichet

Bouclé à 105% soit 7000€. Le tournage s’est fini en août, le montage et mixage sont en cours: 7 mois de  boulot.

3-Noos, de Nicolas Fidala

Alors là gros bide: 0%. Donc du coup pas d’actualité. On les comprend.

4-Art de corps, documentaire de Thomas Lavergne

Pile poil: 2000€ espérés, 2001€ récoltés. Le tournage est toujours en cours, l’équipe parvient petit à petit à interviewer les personnalités qui les intéressent.

5-Porte à porte de Claude Vadasz

Objectif 100% atteint. 1ère projection aujourd’hui même à Lille, lieu du tournage.

6-Seven Days out documentaire de la société RELATIV

Objectif rempli à 136%, soit 1355€ récoltés. L’équipe est partie en tournée/tournage en août dernier et on peut les suivre sur twitter.

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9 réflexions sur “Top 6 des réalisatrices

  1. J’ai beaucoup de mal avec Bigelow, que je trouve vraiment surestimée.
    Démineurs n’était rien d’autre qu’une succession de scènes choc mises bout à bout, mais qui ne constituaient pas un film pour moi, je n’ai jamais compris qu’elle remporte l’oscar. A mon avis, la seule raison valable c’est que l’académie a voulu vexer Cameron, son challenger cette année là avec Avatar, dont le succès planétaire a crée pas mal de jalousies.

    Quant à Zero Dark Thirty, j’ai rarement vu un film aussi plat et maladroit. Seule sa dernière partie est intéressante.

    1. Plein de films oscarisés ne le méritent pas forcément. Je n’ai jamais cru à cette théorie du complot. Dans ce cas, on aurait pu ne pas, ou peu récompenser Titanic. Mais après je ne suis pas convaincue par Bigelow, elle a le mérite d’être la seule réalisatrice reconnue vraiment dans le cinéma de genre, pourvu que d’autres suivent son chemin et proposent encore autre chose..

    2. Je ne suis pas du tout d’accord. Bigelow a réussi à parler d’un homme dans la masse et à en sortir un film d’une grande poésie. Tout le film est sous tension quand il est au front mais pourtant la scène que j’ai préféré est quand il est au supermarché et doit choisir un paquet de céréale. Les gestes simples de la vie semblent alors pathétiques et illusoires, elle a réussi à mon sens à traduire toute la perdition d’un homme en une scène d’une simplicité monstrueuse. Un chef d’oeuvre

  2. Bonjour leelougw, comme wildgunslinger, je suis très moyennement fan de Kathryn Bigelow. Strange Days, son premier film avait un sujet original mais la réalisation était au « marteau-pilon ». J’ai été fan de Campion depuis An Angel at my table et j’attends avec intérêt les trois premiers épisodes de Top of the lake (il y en a 6) qui doit passer demain soir sur Arte. D’Anne Fontaine, j’avais beaucoup aimé Entre ses mains et Fish Tank d’Andrea Arnold est une réussite. Bonne après-midi.

  3. Andrea Arnold est pour moi la grande révélation de ces dernières années. Red road, Fish tank et Les hauts de Hurlevent sont 3 films magnifiques. Si tu n’as pas encore vu le dernier, je te le conseille vivement, il est juste sublime.

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