Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg-Bilan #1-Les courts métrages

Et c’est parti pour le 1er des 3 articles (oui vous avez bien lu, 3 articles!) sur le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, qui a eu lieu du 18 au 27 septembre 2015. Comme en plus je suis sympa, vous aurez droit à une vidéo (réalisée par Erwan N’Silu) qui balaiera mon passage au Festival, et vous donnera une idée de l’ambiance…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici le cinéma où j’ai été quasiment enfermée pendant 3 jours:

Cinéma St Exupéry

 

Festival Européen Film Fantastique Strasbourg
Plutôt cool hein? Les petites photos pour montrer que j’étais bien à Strasbourg: check.

Après être arrivé trop tard pour la cérémonie d’ouverture (où était diffusé Knock Knock d’Eli Roth….), j’ai démarré le FEFFS par une sélection de courts métrage français, et une sélection internationale en compétition (il y avait aussi animation mais je ne l’ai pas vu).

Je voulais démarrer le bilan de mon passage avec les courts métrages parce que c’est un type de format assez confidentiel.

 

I-Courts métrages « made in France »

1-Aquabike de Jean-Baptiste Saurel, 2015

aquabike site-2600
Court métrage complètement décalé qui joue sur la phobie des poissons, avec un Dr sensé soigner cette maladie, et une patiente déterminée, qui finit en affrontement dans une piscine. C’est drôle, c’est bien joué, bien écrit. On jubile.

 

2-L’art du geste d’Ivan Radkine, 2014

 

art du geste site-2645
Je dois avouer que les premières minutes je restais assez dubitative et hermétique au film. On voit un homme se faire torturer de différentes façons par deux hommes. On voit bien qu’un des hommes est mal à l’aise. Réalisation propre et nette. Le twist final est en fait très bien amené, très bien pensé. Du coup j’adore. Une critique sociale (et de l’absence de personnalité physique à force de vouloir ressemble à d’autres), simple mais originale.

 

3-Garçonne de Nicolas Sarkissian, 2014

Garçonne site-2647
Nicolas Sarkissian est venu présenter son court métrage, visiblement ému. Il a été notamment monteur sur le film d’Antoine Blossier, la Traque (article ici).
Son court métrage laisse sur la faim, tellement l’intro est bien amenée. On se dit tout ça pour ça. Mais la réalisation et la photo sont sublimes. Et ça faisait très très longtemps que je n’avais pas vu une scène sensuelle aussi bien filmée.

 

4-Un jour de plus de Alban Sapin, 2015

Un jour de plus site-2649
Surfant sur la vague zombie et apocalypse, ce court métrage n’apporte rien, tant qu’au niveau histoire que mise en scène et est doublé d’une morale finale douteuse.
A éviter.

 

5-Juliet de Marc-Henri Boulier, 2015 

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Mon coup de cœur. Hyper original dans sa mise en scène (une succession de flash info, de scènes de vies quotidiennes très rapides), une critique (et un avertissement) sociale géniale, évidente sans être trop lourde. Juliet raconte notre désarroi de plus en plus fort face à la solitude (célibat, perte d’un parent, absence d’enfant…) et notre dépendance en robot qui en découle. Pas de personnages (donc on s’adresse directement au spectateur), de dialogues réels, Juliet est un constat. Le film est même parfois très drôle, tant les situations sont absurdes.

 

6-Maxiplace de Vincent Diderot, 2015

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Les plus riches ont la possibilité d’acheter un service « maxi place » dont le but n’est pas de moins de réduire l’espace de leurs voisins les plus pauvres. Critique sociale ici encore. Moins subtile mais illustrée de façon originale. Ça se veut plutôt drôle mais c’est pas toujours franchement réussi, et surtout le film s’éparpille sur plusieurs thèmes (dépendance de la femme, romance…), ce qui le rend brouillon.

 

 

II-Courts métrages internationaux en compétition

 

1-Barrow de Wade K. Savage, 2014 (Australie).

barrow site-2574

Un petit thriller sans prétention: un homme assassine sa femme, sa fille parvient à s’échapper et veut comprendre des années après ce qui s’est passé. Un petit twist sympathique et ça se déguste tranquillement comme un apéro.

2-Clones de Rafael Bolliger, 2015 (Suisse).

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Chiant. Discours pseudo philosophique sur la mémoire, la transmission d’un corps à l’autre, la sauvegarde des données humaines…On voit pas bien où le réalisateur veut en venir et il se passe pas grand chose.

 

3-Detector de Floris Kingma, 2014, (Pays Bas)

Detector site-2577

Drôle, très drôle. Un homme qui détecte les métaux tombe sur un anneau…autour d’un doigt qui appartient à un bras. Qu’en faire?
Très bien joué, avec un côté théâtral, Detector offre un bon divertissement, avec un fin inattendue. What else?

4-Moonkup les noces d’Hémophile de Pierre Mazingarbe, 2015 (France)

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Je ne répéterais jamais assez que les français peuvent faire du bon cinéma de genre. Ce court métrage vient encore le prouver même si là encore, il se perd dans plusieurs thèmes abordés.
C’est une histoire à la true blood. Après que les vampires aient gagné une guerre contre les humains, ils ont négocié de la part des humains de bénéficier des règles des femmes pour se nourrir. Féministe ( :D), bien joué, bien mis en scène (la scène de la danse au mariage est superbe), bonne BO, on passe vraiment un bon moment. Mais il mériterait d’être en format long, tant de choses sont abordés (esclavagisme, négociation, trahison, rébellion, féminisme…)

5-Polaroid de  Lars Klevberg, 2015 (Norvège)

Polaroid site-2581
Coup de cœur également. Du grand classique pourtant: des adolescentes, des pizzas, des fantômes qui font peur. Mais ça fonctionne à fond les ballons. J’ai flippé.

 

6-Territoire de Vincent Paronnaud, 2014 (France)

Modèle créé by Pixartprinting
Alors là ici on aborde pas mal de points, mais par contre, on s’ennuie tout le temps, et en plus on a le droit à tous les clichés possible de la femme dans un film d’horreur (blonde, inutile, criarde, en sous vêtements, bête). Et visuellement, c’est pas terrible. Il est question ici d’un berger qui tente de lutter contre des militaires transformés en bêtes sanguinaires suite à une prise de drogue.

 

7-Ultraviolet de Paco Plaza, 2014 (Espagne)

ultraviolet site-2585

Une restauratrice de tableaux, réveille sans le vouloir le diable. Histoire classique mais présentée un peu comme un conte, dans le sens où ça se veut très loin de quelque chose de réel. Plaisant.

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